Une université londonienne envisage de retirer au prince Andrew son rôle de parrain, et des entreprises arrêtent de sponsoriser une des associations qu'il a créées, quelques jours après son interview calamiteuse sur l'affaire Epstein. "Nous allons examiner la position du prince Andrew, Duc de York, comme parrain lors de notre prochaine réunion du conseil d'administration le 26 novembre", a expliqué un porte-parole de l'université métropolitaine de Londres. "L'université s'oppose à toutes les formes de discrimination, d'abus, de trafic d'être humain et à toute activité contraire à ses valeurs", a-t-il complété. Plusieurs entreprises ont par ailleurs annoncé mardi qu'elles arrêtaient de sponsoriser l'association Pitch@Palace, lancée par le prince Andrew, second fils de la reine Elizabeth II, et qui aide des entrepreneurs et des start-up technologiques. "Nous ne renouvellerons pas le partenariat qui prend fin le mois prochain, pour des raisons commerciales", a indiqué à l'AFP une porte-parole de la banque britannique Standard Chartered. Elle n'a pas voulu préciser si cette décision avait été précipitée par l'interview très critiquée du prince Andrew le week-end dernier et qui a tourné au fiasco de l'avis de la presse britannique. Il s'y est exprimé pour la première fois sur ses liens avec le financier américain Jeffrey Epstein qui s'est suicidé en prison en août et a "catégoriquement" démenti les affirmations de son accusatrice sur des relations sexuelles alors qu'elle avait 17 ans. En dehors de Standard Chartered, le cabinet de conseil et d'audit KPMG a également indiqué ne pas prolonger le contrat de sponsoring qui s'est achevé fin octobre et qui avait été noué avec l'association Pitch@Palace. En revanche, le laboratoire pharmaceutique AstraZeneca est en train de renouveler le partenariat qui dure depuis trois ans et se termine fin 2019. (Belga)