La section SLFP du SIAMU de la Région bruxelloise participera au groupe de travail créé à l'initiative du secrétaire d'Etat bruxellois Pascal Smet afin de rechercher des solutions au problème récurrent d'agressions à l'égard des services de secours, a indiqué le syndicat libéral mardi. À la suite de récentes agressions dont des pompiers ont été victimes, et de l'annonce du dépôt d'un préavis de grève par le SLFP, le secrétaire d'Etat en charge du Service de L'incendie et de l'Aide Médicale Urgente, Pascal Smet a reçu lundi les organisations syndicales. Selon le délégué SLFP Eric Labourdette, le secrétaire d'Etat comprend la frustration et la colère des pompiers. Un groupe de travail pour trouver des solutions à ce problème se réunira jeudi pour la première fois. Disant apprécier l'intervention du secrétaire d'Etat, le SLFP a tenu à rappeler mardi que la Prévention et la Sécurité en Région de Bruxelles-Capitale n'étaient pas de sa compétence. Depuis la sixième réforme de l'Etat, les compétences exercées par les gouverneurs dans les provinces sont assumées, dans la capitale, par le ministre-président de la Région bruxelloise et la Haute fonctionnaire. Celles relevant de la nécessité de garantir l'ordre public relèvent du ministre-président tandis que la Haute fonctionnaire veille sur la sécurité civile en étroite collaboration avec les acteurs de la planification d'urgence. Dans ce contexte, le Syndicat libéral se demande à quoi sert le nouvel Organisme d'intérêt Public dénommé Bruxelles Prévention & Sécurité (BPS) censé permettre l'organisation d'une gestion centralisée et transversale de la sécurité à Bruxelles de même que le développement d'une politique régionale en matière de sécurité, au vu des événements récurrents dans certains quartiers. "Visiblement, nos autorités sont complètement dépassées par ces évènements et n'ont plus de solutions", a commenté Eric Labourdette, par voie de communiqué. Celui-ci a toutefois précisé que "le SLFP participera au groupe de travail mais il pense que les solutions doivent être trouvées par nos autorités pour un problème qu'elles ont elles-mêmes créé à cause d'un manque d'investissements dans certains quartiers et d'une politique trop laxiste". (Belga)