La cour d'appel de Bruxelles a confirmé, mardi, le jugement rendu en 2017 à l'encontre de l'ancien patron du Cercle de Lorraine, Stéphan Jourdain, pour des opérations financières qualifiées d'abus de biens sociaux au sein d'une société dont il était propriétaire, et de faux fiscaux. La cour a néanmoins réduit la peine de 18 mois à un an de prison avec sursis et la confiscation de 2,5 à 2,2 millions d'euros. Stéphan Jourdain, aujourd'hui retiré des affaires, a toujours contesté les infractions mises à sa charge par le parquet qui l'avait cité directement en justice sans ordonner d'instruction. Il a décidé de former un pourvoi en cassation. Ses avocats estiment qu'il y a des motifs en droit pour contester l'arrêt de la cour.Le parquet de Bruxelles avait cité l'homme d'affaires pour trente-deux préventions, s'étalant sur une période infractionnelle de dix-huit ans, et réclamait une confiscation de près de vingt millions d'euros. La défense, Me André Risopoulos et Me Aurélie Verheylesonne, avait fustigé une citation "confuse", mentionnant une période infractionnelle "démesurée". Elle avait également dénoncé le fait que la citation avait abouti devant le juge du fond sans qu'une instruction judiciaire ait été menée et sans qu'une expertise comptable ait été ordonnée au sujet des sociétés de Stéphan Jourdain. Le tribunal correctionnel n'avait finalement retenu que quatre préventions. En appel, mardi, le juge n'en a établi que deux. Le ministère public reprochait à Stéphan Jourdain d'avoir créé de fausses ASBL afin de bénéficier de leur statut fiscal avantageux et de s'être approprié personnellement les fonds de celles-ci, au détriment d'investisseurs privés et publics, via des procédés comptables complexes. (Belga)