Des sans-papiers qui occupent l'église du Béguinage à Bruxelles depuis cinq semaines et des sympathisants ont mené une action de protestation dimanche. Tout au long de l'après-midi, des spectacles de groupes de musique et de danse ont été organisés et les visiteurs ont pu parler aux sans-papiers. La journée d'action s'est terminée par une chaîne humaine autour de l'église. "Ce que nous voulons, c'est une base légale pour la régularisation, avec des critères clairs", a déclaré Riet Dhont, de l'association 'Friendship Without Borders' et conseillère communale PTB.Environ 120 personnes occupent l'église du Béguinage à Bruxelles depuis la fin du mois de janvier. Les sans-papiers se battent pour leur droit au travail depuis plusieurs années et réclament d'être engagés dans des métiers en pénurie, afin de pouvoir remplir les conditions de régularisation sur cette base. Cependant, les mesures sanitaires rendent le fait de trouver un travail quasi impossible et les migrants sans papiers se sentent complètement oubliés. Après des actions précédentes visant, entre autres, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) et le secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration Sammy Mahdi (CD&V), ils se disent fatigués de ne pas être entendus, et veulent accroître encore la pression. "Nous plaidons pour une régularisation basée sur des critères clairs et objectifs", a déclaré Riet Dhont. "Pour le moment, il y a l'arbitraire et personne ne sait sur quelle base les gens peuvent être régularisés ou non. Le secrétaire d'État Mahdi dit toujours qu'il ne veut pas d'une régularisation collective, mais ce n'est pas le but. Il n'y a jamais eu de régularisation collective. Les régularisations précédentes ont toujours été faites sur la base de dossiers individuels, mais sur la base de critères clairs, qui ont été inclus dans une circulaire. Ce que nous voulons maintenant, ce n'est pas une circulaire mais une base juridique claire, avec une commission indépendante." (Belga)