Une enquête de l'agence de surveillance des frontières de l'UE Frontex sur des allégations de refoulements illégaux de migrants de Grève vers la Turquie en mer Egée s'est avérée peu concluante, selon un rapport du groupe de travail mis en place par le conseil d'administration de Frontex consulté mercredi par l'AFP.Dans son rapport, qui a été partagé par une source proche de l'enquête, le groupe de travail indique qu'il n'a "pas été en mesure de clarifier complètement" les circonstances exactes de cinq incidents au cours desquels les droits des migrants auraient été violés. Le groupe de travail a aussi souligné "la nécessite d'améliorer le système de signalement et de surveillance" sur place. "Le cadre légal existant n'offre que des options limitées à Frontex pour agir en cas de violations signalées et constatées", selon le rapport. Le groupe de travail a également souligné "les conditions difficiles" dans lesquelles il faut mener des opérations de police aux frontières maritimes extérieures de l'UE en mer Egée. Les refoulements de demandeurs d'asile peuvent être considérés comme une violation de la législation européenne en matière des droits de l'homme et de la Convention de Genève de 1951. Frontex avait été mise en cause en octobre 2020 dans une enquête de plusieurs médias, dont le magazine allemand Der Spiegel, l'accusant d'être impliquée avec les garde-côtes grecs dans des incidents de refoulement de bateaux de demandeurs d'asile de Grèce vers la Turquie. (Belga)