La Belgique ne participe pas à l'équipe d'intervention rapide de l'agence européenne Frontex aux frontières de la Grèce avec la Turquie, décidées à la suite de l'"ouverture des frontières" annoncée fin février par le président turc Recep Tayyip Erdogan. Les profils que la Belgique peut fournir à l'agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes ne correspondent en effet pas aux profils mobilisés dans le cadre de l'appel de la Grèce, a-t-on appris de source européenne.Depuis le déclenchement de la crise fin février, des milliers de migrants venant de Turquie se pressent aux frontières grecques, qu'Athènes maintient fermées pour l'instant. La Grèce a demandé un soutien européen dans ce cadre, qui se traduit entre autres par un engagement de Frontex sur place, avec des équipements mais aussi du personnel. Frontex bénéficie d'une réserve de quelque 1.500 agents fournis par les Etats membres et les pays Schengen associés. Dans chaque Etat, l'agence peut ainsi mobiliser certains types de "profils" dont le pays dispose. Or, les profils que la Belgique est habilitée à fournir ne sont pas ceux qui ont été demandés dans le cas de la Grèce, qui souhaitait spécifiquement des agents de protection des frontières. Les 30 personnes que la Belgique compte dans la réserve sont plutôt des agents de traitement de dossiers, qui peuvent être engagés par exemple pour un screening plus rapide des demandes d'asile. La Belgique a, pour montrer sa bonne volonté, malgré tout proposé deux agents pour la mission en Grèce, mais qui n'ont pas été retenus par Frontex pour le moment, apprend-on jeudi. La Commission avait aussi récemment demandé au Bureau européen d'appui en matière d'asile (EASO) d'accélérer le déploiement sur place de 160 agents supplémentaires qui doivent soutenir la Grèce dans la gestion et le traitement des demandes d'asile. La Belgique pourrait éventuellement fournir du personnel dans ce cadre-là. (Belga)