Asile et migration - USA: le gouverneur de Floride refuse d'accueillir les clandestins arrêtés au Texas

Publié le à MIAMI (USA)

Le gouverneur républicain de Floride (sud-est) a refusé vendredi d'accueillir les immigrés clandestins arrêtés à la frontière mexicaine que les autorités fédérales veulent, selon lui, envoyer dans certaines zones de son Etat le temps d'instruire leurs demandes d'asile.La police aux frontières a démenti ces informations, assurant à l'AFP que ses services "ne transportaient pas de familles en Floride actuellement". Mais le gouverneur Ron DeSantis a promis de se plaindre auprès du président Donald Trump, dont il soutient fermement la politique migratoire restrictive. "Nous ne pouvons pas prendre en charge en Floride le parachutage d'immigrants clandestins", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse. "Cela va puiser dans nos ressources, nos écoles, le système de santé, les forces de l'ordre, les agences de l'Etat", a-t-il protesté. La veille, le shérif du comté de Palm Beach, Ric Bradshaw, avait mis le feu aux poudres en annonçant que les autorités fédérales déplaceraient dans sa zone des migrants interpellés à El Paso, au Texas, après avoir franchi la frontière avec le Mexique. Selon le shérif, il s'agirait de "familles" ayant déposé une demande d'asile aux Etats-Unis, qui seraient remises en liberté le temps pour les tribunaux d'examiner leur cas. "Ce n'est pas un bon plan. Nous pensons que c'est un danger pour notre communauté", a estimé Ric Bradshaw, assurant qu'aucun moyen de transport ou hébergements n'étaient prévus sur place pour ces familles. Au total, un millier de migrants seraient acheminés chaque mois en Floride, dans deux comtés situés au nord de Miami et plutôt favorables au parti démocrate, fermement opposé à la politique de M. Trump en matière d'immigration. Ron DeSanti, un fidèle du milliardaire républicain, a récemment signé une loi interdisant aux villes de Floride de se déclarer "villes sanctuaires", autrement dit de refuser de coopérer avec les autorités fédérales pour signaler les clandestins. Beaucoup de municipalités, par exemple en Californie ou dans le nord-est des Etats-Unis, ont pris cette décision pour éviter les expulsions de sans-papiers. Près de 500.000 personnes, en grande majorité originaires d'Amérique centrale, ont été interpellées depuis octobre 2018 après avoir franchi la frontière en provenance du Mexique. (Belga)
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