Il n'a pas gagné, mais il n'était pas trop déçu. Lloyd Harris (ATP 81) a vécu une semaine de rêve aux Emirats Arabes Unis en atteignant sa première finale d'un tournoi ATP 500 à Dubai après s'être extirpé des qualifications. Battu samedi 6-3, 6-2 par le Russe Arslan Karatsev (ATP 42), la nouvelle terreur, le Sud-Africain, 24 ans, a d'ailleurs tenu à remercier son équipe de coaches composée de son homonyme Anthony Harris et d'un certain Xavier Malisse, présent seul à ses côtés du début à la fin de l'épreuve.« Cela fait dix ans que je travaille avec Anthony », a-t-il expliqué. « J'ai vécu tellement de choses avec lui. Il est la colonne vertébrale de l'équipe. Et puis, il y a Xavier. Il m'apporte beaucoup de fraîcheur lors des semaines où il m'accompagne, comme ici. On s'entend vraiment bien. Je peux puiser de l'inspiration dans les idées qu'il me donne et obtenir des moyens de progresser. Je pense qu'avec les deux, j'ai trouvé un très bon équilibre. Anthony reste mon coach principal sur le circuit, mais j'aime bien voyager avec Xavier également. Et cela tombe très bien, car avec le Covid, ce n'est pas toujours évident. J'espère d'ailleurs que sur certains événements, ils pourront être là à deux dans mon box. Ce serait le tableau parfait. » Entre-temps, Xavier Malisse a clairement porté bonheur à Lloyd Harris. Sous la coupe de l'ancien n°1 belge, 40 ans, le natif du Cap a battu successivement Dominic Thiem (ATP 4), Kei Nishikori (ATP 41), tombeur de David Goffin (ATP 13) et ancien n°4 mondial, et Denis Shapovalov (ATP 12) en route vers la finale à Dubai. Seul Arslan Karatsev a pu le priver du titre. « J'ai vraiment trouvé mon jeu cette semaine », a-t-il poursuivi. « La vitesse de la surface m'a aidé au niveau du service, ne m'obligeant pas à forcer, mais j'ai aussi mis plus de retours dans le terrain. Tout, en réalité, a été un peu plus solide. Mais plus qu'un coup en particulier, c'est surtout le fait d'avoir mieux négocié les points importants qui m'a permis de gagner tous ces matches. Je suis parvenu à serrer le jeu, à être décisif dans ces moments et cela a fait une énorme différence. Aujourd'hui, Karatsev m'a un peu pris par surprise par la vitesse à laquelle il jouait. Il était hyper agressif, il trouvait tous les recoins du court sans trop rater. Chapeau ! Mais il y a tant de choses positives à retirer pour moi. » (Belga)