Mercredi matin, le PTB a remis sur la table du Parlement de Wallonie sa proposition de résolution demandant au gouvernement régional d'inciter les communes à accorder la gratuité de la location des emplacements octroyés aux forains pour les années 2020 et 2021 afin de faire face aux conséquences de la crise sanitaire et d'octroyer une compensation financière aux communes accordant cette gratuité. Le texte a été rejeté par les autres partis, ces derniers rappelant notamment les aides qui existent déjà au sud du pays. "Personne ne remet en question les difficultés du secteur des forains, et de l'événementiel en général. Mais au vu de l'actualité, il convient plutôt de réfléchir à une aide directe au secteur, comme pour les autres secteurs toujours à l'arrêt, en fonction de notre capacité budgétaire, bien évidemment. Car il est toujours facile de faire des promesses que l'on ne devra pas financer", a ainsi estimé le chef de groupe du PS au parlement wallon, André Frédéric. "Nous sommes également attachés à la notion d'autonomie communale, sachant que le ministre Dermagne a dégagé près de 50 millions cette année pour permettre aux communes de respirer, et ainsi de pouvoir décider en fonction de leurs particularités, si oui ou non il convient de suspendre la redevance payée par les forains", a-t-il ajouté. "Ce que vous demandez, ça a déjà été réalisé à plusieurs niveaux de pouvoir. Les attentes des forains ont été rencontrées partiellement à travers les actions du gouvernement wallon et les 4 vagues de soutien qu'il a mises en oeuvre", a renchéri Yves Evrard (MR). "Il ne faut pas faire croire qu'aucun soutien n'a été accordé aux forains. Les communes ont accordé des exemptions, la Région est intervenue pour les compenser. La proposition du PTB est sans objet, si ce n'est de surfer sur la détresse des gens", a ajouté Rodrigue Demeuse (Ecolo). Quant au cdH, il a rappelé son plaidoyer pour l'instauration d'une compensation liée à la perte de chiffre d'affaires. "Nous défendons l'idée d'une compensation de 30% du chiffre d'affaires pendant les périodes d'inactivité. Si on n'aide pas les secteurs toujours impactés, des centaines de familles vont se retrouver sur la paille et nous devrons les aider, ce qui, au final, coûtera plus cher", a conclu le chef de file des humanistes au parlement régional, François Desquesnes. (Belga)