Les Belgian Cats sont ressorties invaincues de leur groupe de qualifications, une première, samedi en battant, difficilement cependant (69-66), le Portugal pour leur 6e et dernier match de poule avant la phase finale de l'Euro de basket féminin du 17 au 27 juin en Espagne et en France. L'occasion pour Philip Mestdagh, le sélectionneur national, de pointer le travail encore à accomplir par son groupe.Lors de la fenêtre de novembre, Emma Meesseman (coronavirus) et Kyara Linskens (genou) étaient absentes, cette semaine c'est, outre Linskens encore, Julie Allemand (adducteurs) qui manquait à l'appel. "C'est une super bonne expérience que d'être obligé de jouer sans des cadres, parce que cela nous oblige à trouver des options. Avec Jana (Raman) qui a confirmé ce qu'elle a montré à Ostende au tournoi pré-olympique et Billie Massey par exemple", a expliqué Philip Mestdagh en visioconférence. "Contre la Finlande jeudi, ce fut un match très correct, mais contre le Portugal, une équipe très bien préparée pour jouer contre nous, très physique et agressive, nous avons été en difficulté. On a eu trop de pertes de balle, des soucis au rebond et des problèmes d'organisation. Kyara Linskens est un poste 5 qui nous est nécessaire. La présence de Julie Allemand permet aussi à d'autres joueuses d'avoir moins de pression". Philip Mestdagh sait que son groupe va devoir travailler beaucoup encore pour assouvir ses objectifs. "On a vu aujourd'hui que nous avions difficile contre ce genre d'équipe. Parmi les équipes qualifiées à l'Euro, il y a beaucoup de pays de l'Est qui jouent aussi de façon très viriles et agressives. Alors si les autres équipes voient qu'il suffit de jouer très physique contre nous pour nous mettre en difficulté, cela montre que nous sommes fragiles. Nous devons travailler beaucoup dans ce domaine-là. Parce qu'après ce match, contre le Portugal, je ne pense pas à une médaille à l'Euro. Vraiment pas. Mais je reste très confiant parce que la préparation se fera contre des grosses équipes et cela va montrer sur quel point il faut encore travailler très dur." La Begique va figurer très probablement comme tête de série pour le tirage de l'Euro le 8 mars. "C'est bien, mais attention à ne pas être dans une zone de confort. Ce n'est pas à notre avantage. Le groupe que nous avons aime surtout les challenges et les défis. Notre premier objectif à l'Euro, c'est de passer le premier tour et être dans le top 6 (qualificatif pour un tournoi de qualifications pour la Coupe du monde, ndlr) pour tenter d'aller au championnat du monde l'été prochain (en Australie) et assurer la continuité pour l'équipe nationale. S'il y a la place pour avoir quelque chose en plus, on le prendra évidemment." Jana Raman, précisément, qui monte encore en puissance, était elle aussi confiante. "Il nous reste deux-trois mois dans nos clubs respectifs pour progresser et puis on reviendra s'entraîner avec les Cats. On a les Jeux Olympiques en tête, et chacune va faire des extras parce que tout le monde est super motivé. On va s'entraîner dur avec un groupe au complet et tout le monde sera prêt. Contre le Portugal, on s'est battu jusqu'au bout et le plus important, c'est d'avoir gagné. On veut rester sur ce sentiment d'avoir fait un six sur six." "Mais il faut confirmer tout le temps, tout le temps", reprend Philip Mestdagh. "Et cela commence par l'entraînement. Il faut arriver à s'entraîner avec cet objectif-là, de jouer le sub-top. Et c'est seulement quand tu travailles comme ça que tu seras prêt pour jouer des grandes équipes. Parce qu'avec tout le respect que j'ai pour le Portugal, ce n'est pas une équipe pour l'Euro." Les Portugaises ne se sont en effet pas qualifiées, ni l'Ukraine, ni la Finlande, les deux autres équipes du groupe de qualifications des Belgian Cats. (Belga)