Ben Hermans à l'aise en altitude sous la canicule au Tour de l'Utah

Publié le à POWDER MOUNTAIN RESORT (Etats-Unis)

Ben Hermans (Israel Cycling Academy), 33 ans, vainqueur du Tour d'Autriche en juillet, a frappé un grand coup mercredi au 15e Tour de l'Utah cycliste (2.HC). Il s'est en effet imposé à l'arrivée de la deuxième étape au sommet du Powder Mountain Resort, à 2.705 mètres d'altitude. Il a du même coup détrôné l'Américain Lawson Craddock (EF Education First), l'ex-leader de l'épreuve, douzième, qui a perdu plus de 3 minutes, et tout espoir de remporter le classement général final. Habitué à briller sur les routes de l'Utah, Hermans en donne une raison toute simple: "la canicule et l'altitude me conviennent", a-t-il en effet déclaré à sa descente de vélo. "Dans une course aussi éprouvante il ne sert à rien d'être un fin tacticien", a-t-il encore précisé. "Il n'y a que les jambes qui comptent. Cela se joue entre ceux qui les ont. Les autres n'ont aucune chance. Entre ceux qui supportent la chaleur et l'altitude. En ce qui me concerne plus il fait chaud et plus on s'élève, mieux c'est. J'ai d'ailleurs gagné, non ? J'adore cette course..." "Je savais que je devrais être bon dans cette montée, où l'on peut vite gagner ou perdre beaucoup de temps. Je me sentais très bien. J'ai néanmoins beaucoup souffert, à la fin, surtout, sur cette pente. Heureusement j'ai réussi à conclure à mon avantage. J'en suis vraiment très heureux..." L'Américain Peter Stetina (Trek - Segafredo) qui allait finir quatrième à 58 secondes, a attaqué le premier dans Powder Mountain. Hermans, qui était alors en compagnie du Canadien James Piccoli (Elevate-KHS) et du Danois Niklas Eg (Trek-Segafredo), s'est lancé seul à sa poursuite à 4 kilomètres du sommet. "Il grimpait à un rythme fou", raconte-t-il. "Je me disais que je devais surtout songer à distancer mes rivaux en montant à mon tempo. J'étais conscient d'avoir pris les devants un peu trop tôt. Mais j'avais constaté que Piccoli n'était peut-être pas au mieux. Je lui ai d'ailleurs vite pris vingt secondes. La course est ensuite devenue de plus en plus difficile. La montée était en effet plus longue de 300 mètres qu'il y a cinq ans, lorsque j'avais fini deuxième à 57 secondes de l'Américain Tom Danielson. Bref c'était encore plus dur que prévu. Mais je sentais bien que j'allais gagner et vu le résultat, je ne vais pas m'en plaindre...." Hermans, qui a couru avec un brassard noir autour du bras, a dédié sa victoire au tellement regretté Bjorg Lambrecht. Il a pointé un doigt vers le ciel en coupant la ligne d'arrivée. Au classement général le Limbourgeois devance de 26 secondes le Canadien James Piccoli (Elevate-KHS), vainqueur du prologue lundi, deuxième de l'étape à 20 secondes, et de 52 secondes le Danois Niklas Eg (Trek-Segafredo), troisième de l'étape à 35 secondes. "Je vais tout faire pour garder ce beau maillot jaune", prévient Hermans. "L'équipe est suffisamment forte en montagne pour m'aider. Mais la victoire finale est encore loin. Il y a en effet encore de gros morceaux à avaler d'ici là. D'un autre côté les adversaires à contrôler ne sont heureusement pas tellement nombreux. Les écarts sont en effet déjà conséquents. La condition est bonne. C'était déjà le cas l'année passée, mais Sepp Kuss était vraiment trop fort...", conclut Ben Hermans. Jeudi, la 3e étape, longue de 138,3 km, fera de nouveau la part belle aux grimpeurs entre Antelope Island State Park et North Salt Lake. Le Tour de l'Utah s'achève dimanche. (Belga)
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