Le mandat de la force ouest-africaine déployée il y a huit ans en Guinée-Bissau pour stabiliser ce pays après un coup d'Etat militaire a été clôturé jeudi à Bissau lors d'une cérémonie en présence du chef de l'Etat bissau-guinéen, a constaté un journaliste de l'AFP."Huit ans après l'arrivée en Guinée-Bissau de l'Ecomib (la force ouest-africaine), la population bissau-guinéenne a noté avec une satisfaction particulière le comportement exemplaire de ses soldats", a déclaré le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo. "Nous sommes aujourd'hui convaincus que l'expérience transmise à nos soldats par leurs frères d'armes de l'Ecomib sera capitalisée et bien utilisée", a ajouté M. Embalo, alors que les forces armées bissau-guinéennes s'apprêtent à prendre le relais. M. Embalo s'exprimait en présence du président de la commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) Jean-Claude Kassi Brou. L'Ecomib, la force de la Cédéao pour la stabilité et la sécurité en Guinée-Bissau, y avait été déployée après le coup d'Etat d'avril 2012 qui avait renversé le Premier ministre Carlos Gomes Junior, entre les deux tours de la présidentielle, dont ce dernier était le favori. Plus de 1.000 soldats ouest-africains de cette force, formée de militaires, gendarmes et policiers sénégalais, togolais, burkinabè et nigérians, ont commencé à quitter la Guinée-Bissau la semaine passée, des mois après une énième crise consécutive à la présidentielle. Le président Embalo, ancien opposant donné vainqueur par la commission nationale électorale à l'issue du second tour de la présidentielle du 29 décembre, a pris ses fonctions en février, malgré la contestation de sa victoire par Domingos Simoes Pereira, chef du parti historique qui a mené l'ex-colonie portugaise à l'indépendance en 1974. M. Embalo a été reconnu par la Cédéao fin avril et paraît solidement installé. La Cour suprême de Guinée-Bissau, qui fait office de Cour constitutionnelle, a confirmé lundi la victoire de M. Embalo en rejetant les recours de son adversaire, huit mois après le second tour, selon un arrêt parvenu à l'AFP. (Belga)