L'avionneur Boeing, confronté à la crise sanitaire et aux déboires du 737 MAX, devrait supprimer 10% d'emplois dans sa division aviation civile, ont indiqué à l'AFP mercredi deux sources proches du dossier. Cette cure d'austérité devrait affecter les programmes long-courrier 787 et 777 et le monocouloir 737 MAX, ont-elles ajouté, sous couvert d'anonymat. Elle pourrait concerner jusqu'à 7.000 emplois: Boeing emploie plus de 160.000 personnes à travers le monde, dont 70.000 dans l'Etat de Washington (nord-ouest), où sont assemblés la plupart de ses avions civils. Seule une partie du 787 est produite en Caroline du Sud. Contacté par l'AFP, le constructeur aéronautique, qui doit débuter les négociations dans quelques jours avec le Trésor sur une potentielle aide publique, n'a pas souhaité commenter directement les informations. Le gouvernement fédéral conditionne son aide à ce que les entreprises s'engagent à ne pas procéder à des licenciements une fois qu'elles ont reçu l'argent du contribuable. "Nous proposons un programme de départs volontaires pour permettre aux employés américains (...) qui veulent quitter l'entreprise de le faire avec une rémunération des prestations sociales", a déclaré le groupe dans un courriel. "Ce programme vise à réduire la taille de nos effectifs via des mesures volontaires et, plus important, de minimiser de futures mesures concernant les effectifs", a-t-il ajouté. Boeing devrait également changer le patron du programme 737 MAX, avion cloué au sol depuis plus d'un an après deux accidents rapprochés ayant fait 346 morts, d'après les mêmes sources. Les incertitudes entourent le calendrier de sa remise en service. Des annonces pourraient intervenir sur tous ces points dans la journée, ont dit ces sources mais il n'est pas exclu que Boeing le fasse aussi le 29 avril prochain lors de la publication de ses résultats du premier trimestre. (Belga)