Le 16 février prochain, cela fera 30 ans que disparaissait l'une des icônes américaines du "Pop Art", Keith Haring, né à Reading, en Pennsylvanie, en 1958, et décédé du Sida à New York, en 1990. Bozar, à Bruxelles, qui lui consacre actuellement une vaste rétrospective événementielle jusqu'au 19 avril, lui rendra également un hommage particulier le 15 février. Le samedi 15 février, à partir de 20h00, une soirée de commémoration est prévue, en partenariat avec "For All Queens!". Un hommage sera rendu à la culture du "House Ball" (maison de bal) et aux icônes LGBTQI+ qui ont inspiré Keith Haring, avec une performance de "voguing" (danse urbaine) à laquelle participera Kevin Aviance, une légende américaine de la scène "drag" et "ballroom". Le spectacle sera suivi à 21h30 d'un questions-réponses, avec notamment Julia Gruen, ancienne studio manager et confidente de l'artiste, qui dirige aujourd'hui la Fondation Keith Haring. Keith Haring était proche d'Andy Warhol et de Jean-Michel Basquiat, deux autres maîtres du "Pop Art", et fut très actif sur la scène artistique new-yorkaise au cours des années 1980. Son style est très personnel, immédiatement identifiable. Face à la montée en flèche des prix de son oeuvre, Haring cherchera à faire en sorte que son art demeure accessible. Bien que continuant à réaliser des peintures murales publiques, il s'emploiera à permettre aux amateurs de pouvoir acquérir son travail, demeurant un adepte inconditionnel de la culture populaire. Il avait choisi de faire de l'"Art public" qu'il diffusera notamment par le biais de son "Pop Shop" et des médias, mais aussi en investissant les couloirs de métro et les espaces publics. Il puisera ses influences dans l'Expressionnisme abstrait de Jackson Pollock, notamment, mais aussi dans la calligraphie japonaise et les graffitis new-yorkais. Son style est le fruit d'une apparente spontanéité, mais aussi de l'énergie d'une époque marquée par des voyages dans l'espace, le phénomène "hip-hop" et les jeux vidéo. Inspiré par le graffiti, il sera l'auteur de grandes fresques murales. Il apprendra en 1988 qu'il est infecté par le virus du Sida et créera alors sa propre Fondation pour soutenir les organisations qui luttent contre cette maladie. Il décédera deux ans plus tard. (Belga)