Le Premier ministre britannique Boris Johnson s'est dit "assez optimiste" au sujet d'un accord post-Brexit, dans un entretien au Telegraph, alors qu'il doit échanger en visio-conférence avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen samedi, en vue du sommet européen du 15 octobre. "Le Royaume-Uni a toujours été clair sur ce que nous voulons, nous voulons un accord comme celui passé (par l'UE) avec le Canada", a expliqué M. Johnson, avant d'ajouter: "Nous avons été membres (de l'Union européenne) pendant 45 ans, et je ne vois pas pourquoi ils ne peuvent pas avoir le même accord avec nous, donc je suis plutôt optimiste". Le sommet européen prévu le 15 octobre constitue la date butoir pour qu'un accord soit trouvé et puisse être mis en application d'ici à la fin de l'année. Les prochaines avancées pourraient se produire samedi après-midi, lors d'un échange en visio-conférence prévu entre Boris Johnson et Ursula von der Leyen. L'échange intervient après une nouvelle semaine de discussions commerciales menées par le négociateur européen Michel Barnier et son homologue britannique David Frost. "Nous devrions intensifier les négociations. Cela vaut la peine d'y travailler dur", a déclaré Mme von der Leyen, à l'issue d'un sommet européen où elle a fait un point sur la situation avec les dirigeants européens. "Nous manquons de temps", a-t-elle insisté, sans détailler ses attentes auprès du Premier ministre britannique. Ce dernier a estimé, dans les colonnes du Daily Telegraph, que les chances de parvenir à un accord étaient "très bonnes si tout le monde fait preuve de bon sens". Alors que le temps presse, plusieurs sujets sensibles empêchent toujours la signature d'un accord entre les deux parties, comme la gouvernance du futur accord ou l'éternelle question des garanties exigées par l'UE, ainsi que la question de la pêche, sujet explosif. Côté britannique, les négociateurs espèrent parvenir rapidement au fameux "tunnel" de négociations, ce moment où un accord semble suffisamment proche pour se lancer dans des pourparlers à huis clos en continu. "Il faut se calmer un peu avec le tunnel", a cependant tempéré une source européenne. "Il n'y a aucun signe que nous en sommes là! " (Belga)