Sans un accord commercial entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, les produits technologiques risquaient de devenir 2 à 16% plus chers en raison de l'introduction des tarifs fixés par l'Organisation mondiale du commerce (OMC), réagit jeudi la fédération de l'industrie technologique Agoria. Elle se dit soulagée.La fédération souligne qu'un accord de libre-échange ne supprime cependant pas les nouvelles formalités douanières. "Des erreurs seront commises par rapport aux nouvelles règles. C'est pourquoi nous appelons les gouvernements à continuer de coopérer avec le monde des affaires et à agir avec empathie vis-à-vis des entreprises qui commettront des erreurs involontaires au cours des premiers mois de 2021", souligne Bart Steukers qui deviendra CEO d'Agoria en avril. La fédération se réjouit également de la clarté apportée par cet accord. "Cela nous permet de préparer l'avenir", ajoute Bart Steukers. "L'incertitude de ces dernières années ne nous l'a pas permis." Le contexte a d'ailleurs eu des conséquences sur les chiffres du commerce, qui témoignent d'une baisse constante des produits technologiques depuis le référendum sur le Brexit. "Maintenant que la voie à suivre est claire, les entreprises peuvent vraiment s'adapter à la nouvelle réalité." (Belga)