Le procès de l'attentat déjoué en France en 2018 concerne un cas "de terrorisme d'État", a déclaré vendredi matin le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), au début du procès qui s'ouvre au tribunal correctionnel d'Anvers sous une sécurité renforcée. Selon l'organisation, les plus hauts dirigeants iraniens étaient au courant de l'attaque prévue.Quatre prévenus, dont un couple de Belges d'origine iranienne, sont soupçonnés d'avoir voulu faire exploser une bombe lors d'un rassemblement d'opposants au régime de Téhéran en France. Le président du CNRI, Maryam Radjavi, a loué avant le début du procès "l'enquête indépendante et professionnelle menée par les autorités belges". "L'enquête a montré qu'il s'agit d'un cas de terrorisme organisé par l'État", a-t-il ajouté, estimant que les dirigeants iraniens devraient eux aussi répondre devant la justice". Selon lui, le guide suprême iranien Ali Khamenei a personnellement autorisé l'attaque. Il estime que l'Union européenne devrait désigner les services secrets iraniens et les gardiens de la révolution comme organisations terroristes. "Les ambassades et les soi-disants 'centres religieux' devraient être fermés. Ce sont en réalité des centres de terrorisme et d'espionnage", juge-t-il. (Belga)