Ottawa a ordonné une enquête sur des allégations de harcèlement visant la gouverneure générale du Canada Julie Payette, représentante officielle de la reine Elizabeth II, après la publication de témoignages évoquant un "climat toxique" au sein de son bureau. Le Bureau du Conseil privé, qui est le ministère du Premier ministre Justin Trudeau, a lancé, "avec le plein appui du Bureau du secrétaire du gouverneur général (BSGG), un examen approfondi, indépendant et impartial des préoccupations soulevées par d'anciens employés et des employés actuels du BSGG", a-t-il annoncé jeudi soir dans un communiqué. Mardi, la chaîne CBC a publié des témoignages anonymes d'employés du bureau de Julie Payette évoquant un "climat toxique" et accusant la gouverneure générale de "harcèlement" et de "violence verbale". "Nous sommes profondément consternés par la teneur de ce reportage, qui contraste complètement avec la réalité du travail au BSGG", avait réagi dans la foulée l'attaché de presse de la gouverneure générale. "Aucune plainte officielle pour harcèlement n'a été présentée", avait-il souligné. Le Bureau du Conseil privé observe que "le harcèlement n'a sa place dans aucun milieu de travail professionnel" et estime que l'"une des priorités de la fonction publique consiste à promouvoir les efforts visant à prévenir et à résoudre plus efficacement les problèmes de harcèlement". L'organisme prévient "qu'il prendra immédiatement des mesures pour avoir recours aux services d'un tiers indépendant, qui mènera l'examen". L'ancienne astronaute canadienne Julie Payette a été nommée en 2017 pour représenter Elizabeth II - chef d'État en titre du Canada -, une fonction essentiellement protocolaire. Le gouverneur général est habituellement nommé pour cinq ans mais la durée de son mandat est à la discrétion de la reine d'Angleterre. (Belga)