Le "G11" convenu dans la nuit de lundi à mardi au Mouvement réformateur pour accompagner la présidence de Georges-Louis Bouchez n'est pas un encadrement, mais un bureau réduit comme il en existe par exemple au PS avec le G9, a brièvement commenté M. Bouchez mardi matin auprès de Belga. Pour Jean-Luc Crucke et Benoît Piedboeuf, interrogés en radio en matinée, les événements de ce lundi au sein du MR marquent le début d'une refondation, d'une rénovation. "On a mis fin à l'hyperprésidence pour donner - il n'en faudra pas deux, il le sait très bien - sa dernière chance à Georges-Louis Bouchez dans la présidence", a commenté le vice-président du MR et ministre wallon Jean-Luc Crucke sur les ondes de La Première (RTBF). "Georges-Louis Bouchez, c'est le meilleur d'entre nous, tout le monde nous l'envie, il fallait garder le meilleur de lui", a ajouté M. Crucke, alors que le jeune président du MR sera désormais accompagné de dix autres personnalités au sein d'un bureau restreint (G11). "C'est le premier acte d'un processus de refondation. C'est de la concertation, de l'accompagnement, de la co-présidence, il ne sera pas tout seul dans les moments difficiles, car c'est quasiment inhumain", a exposé M. Crucke en parlant d'un moment de "catharsis" salutaire pour les Bleus. Le chef de groupe MR à la Chambre, Benoît Piedboeuf, considère lui aussi que les réunions de lundi, jusque tard dans la nuit, marquent "la fin du psychodrame" et "le début du travail". "On va avoir à nouveau un bureau restreint pour challenger un peu le président", a-t-il commenté sur Bel-RTL. Il a réfuté qu'il y ait eu derrière les choix controversés des ministres et secrétaire d'État la main invisible de la famille Michel. Le G11 sera composé du président Bouchez, des chefs de file dans les gouvernements et l'opposition (Sophie Wilmès pour le fédéral, Pierre-Yves Jeholet pour la FWB, Willy Borsus pour la Wallonie et Alexia Bertrand pour Bruxelles), des vice-présidents du parti (Jean-Luc Crucke, Kattrin Jadin et Marie Christine Marghem), de l'administrateur délégué du Centre Jean Gol Daniel Bacquelaine, du président de l'intergroupe parlementaire Vincent De Wolf et de Denis Ducarme, qui avait atteint le second tour de l'élection à la présidence du MR. (Belga)