Christophe Collignon (PS), le nouveau ministre wallon qui devrait en toute logique reprendre les compétences des Pouvoirs locaux et du Logement, a prêté serment, vendredi matin, devant le Parlement de Wallonie. Au sein de l'exécutif régional, il remplace Pierre-Yves Dermagne, désormais vice-Premier ministre fédéral en charge de l'Economie et du Travail. Parallèlement, François Bellot (MR) - l'ancien ministre fédéral de la Mobilité - a réintégré les bancs du parlement régional, niveau de pouvoir où il a été élu. S'il a été félicité par la majorité et le cdH, Christophe Collignon a déjà essuyé les critiques du PTB, Germain Mugemangango lui reprochant notamment le manque de transparence administrative dans la gestion de la ville de Huy, dont il était bourgmestre jusqu'il y a peu. "En tant que ministre des Pouvoirs locaux, vous allez devoir prendre position sur des dossiers qui concernent votre commune. Il y a conflit d'intérêt. Vous nommer ministre responsable de la transparence administrative des pouvoirs locaux, c'est comme demander à un braconnier de devenir garde-chasse", a ainsi pointé le chef de groupe de l'extrême gauche au parlement régional. "Avec vous, c'est un peu comme dans la chanson de Dalida: 'paroles, paroles, paroles'", a entonné, en guise de réponse, le ministre-président wallon Elio Di Rupo. "On vous a donné l'occasion de rentrer dans un gouvernement. Vous avez refusé de prendre vos responsabilités et vous vous contentez, séance après séance, de parler et de faire croire que vous avez la solution. De grâce, un peu de modestie", a-t-il ajouté. "Dans des circonstances comme celles-ci, il y a un minimum de bienséance et d'empathie à avoir. Mais chez vous, si ce n'est pas la révolution et si on ne jette pas des pierres par les fenêtres, ça ne va pas", a conclu Elio Di Rupo. (Belga)