Avec son plan de relance, la Belgique figure parmi les meilleurs élèves européens pour réduire ses émissions de gaz, selon une étude européenne, menée par un think tank appuyé par des chercheurs de Solvay (ULB), et citée dans Le Soir mercredi.Les chercheurs de Solvay (ULB) en collaboration avec l'institut Wuppertal, spécialisé dans les questions environnementales, ont cherché à déterminer si le plan de relance, adressé à la Commission européenne vendredi, allait contribuer à réduire les émissions de la Belgique (qui doivent baisser de 35 à 40% d'ici 2030). "La Belgique figure parmi les meilleurs élèves européens", expliquent Marek Hudon et Sandrine Meyer, professeurs à la Solvay Brussels School, qui ont supervisé l'analyse établissant un comparatif avec dix autres pays européens. L'analyse a classé les projets soumis à la Commission européenne en six catégories : "très positif", "positif", "probablement sans effet climatique", "effet climatique mais dont la direction n'est pas encore évaluable", "négatif" et "très négatif". Globalement, sur les 5,925 milliards, 3,33 milliards auront un impact très positif ou positif sur la facture climatique de notre pays, disent les experts. Il s'agit par exemple de projets visant à améliorer les transports publics (train, tram?) et la mobilité douce et à faciliter la percée des énergies renouvelables, comme la construction d'un hub énergétique en mer du Nord ; mais aussi l'installation d'éclairages routiers intelligents en Wallonie, la création d'un "laboratoire de la rénovation" à Bruxelles, le rehaussement de ponts du canal Albert et l'extension de la plateforme multimodale du Trilogiport à Liège, le développement des bornes de recharge pour véhicules électriques? Le Wuppertal Institut juge que 35 % du budget belge est " climat" - certains projets à 100 % du financement dont ils bénéficient, d'autres à 40 %. La moyenne européenne des dix pays analysés est de 27 % ; la France obtient 23 %, l'Allemagne 34 %. La Finlande mène le bal avec 42 % du budget très favorable au climat. "C'est indéniablement un bon score", estime Hudon. "Les seuls projets clairement négatifs sur le plan du climat sont dans l'aéronautique et le spatial (30 millions d'euros). Ici, on va financer des activités fortement émettrices de gaz à effet de serre". (Belga)