Il n'est pas normal que tous les regards se tournent vers le CD&V alors qu'un parti comme Ecolo refuse même de s'installer "autour de la table" avec ceux qui permettraient d'avoir un gouvernement fédéral avec une majorité côté flamand (la N-VA): tel est le message martelé lundi matin au micro de La Première par le président du CD&V Joachim Coens, à quelques heures du rapport au Roi des chargés de mission Sabine Laruelle (MR) et Patrick Dewael (Open Vld). L'heure pourrait être décisive pour la "Vivaldi", cette formule qui exclurait la N-VA et réunirait les socialistes, les libéraux, les écologistes et le CD&V. Mais les chrétien-démocrates flamands continuent de clamer l'importance d'un exécutif fédéral ayant une majorité dans le groupe linguistique flamand, donc automatiquement avec la N-VA. Le fait que le gouvernement précédent n'avait pas de majorité côté francophone n'en est qu'une raison de plus, a estimé lundi matin Joachim Coens: cette situation a donné "un sentiment mauvais côté francophone, je sens ça, ça n'est pas bien passé pour eux". "Il faut éviter que cela se répète", ajoute le président de parti. Il est crucial d'aller vers un gouvernement "qui a une majorité forte", face aux défis actuels tels que le déficit, d'autant plus qu'"on a besoin d'une réforme de l'État", lâche-t-il. "Il faut renforcer certaines politiques belges, il faut renforcer les deux régions (sic)", résume-t-il avant d'être repris sur cet oubli de la Région bruxelloise. Le sondage en ligne lancé ce week-end auprès des membres du CD&V semble avoir eu du succès. Le président évoque des milliers de réponses, qui seront analysées en matinée lors du bureau de parti. Il est par ailleurs "probable", pour Joachim Coens, que le Roi se dirige vers une prolongation du duo Laruelle - Dewael, attendu à 16h00 cette après-midi au Palais. (Belga)