Le commissaire chargé de la "protection du mode de vie européen", le Grec Margaritis Schinas, a défendu jeudi devant les eurodéputés l'intitulé de son portefeuille qui a suscité la controverse, sans se prononcer clairement sur son abandon.Les groupes parlementaires de gauche, les sociaux-démocrates, écologistes et les libéraux de Renew réclament de la future présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen l'abandon de l'intitulé de ce portefeuille associant migration et "protection du mode de vie européen". Le nouvel exécutif européen doit entrer en fonction le 1er novembre après l'audition des 26 commissaires et un vote du Parlement. Lors de son audition, M. Schinas a notamment été interrogé par la députée Sophie in't Veld (Renew), sur un "intitulé toxique", "vu comme une victoire par l'extrême droite". Elle lui a demandé de reconnaitre que ce choix était une "erreur". "Entre le respect de tous les arguments exprimés d'une part et (la) volonté de (Mme von der Leyen) d'écouter et de chercher le consensus, je suis sûr que le temps fournira la réponse à la question que vous me posez maintenant", s'est-il borné à répondre. L'ex-porte-parole de la Commission européenne a rejeté les interprétations "négatives" de son portefeuille, soulignant qu'il englobait, outre la question des migrations, l'éducation, la culture, l'emploi, la sécurité, la santé et l'égalité. Ce n'est pas "une culture du +eux contre nous+", a-t-il lancé, estimant que "les populistes doivent se sentir menacés par nos valeurs". "L'Europe sera toujours une terre d'asile", a-t-il dit. "Mais je dois aussi être très clair, ceux qui ne sont pas éligibles à l'asile devront partir", a-t-il encore dit. (Belga)