Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a réclamé dimanche le retrait des forces arméniennes du Nagorny Karabakh, au huitième jour des combats opposant dans cette enclave montagneuse séparatistes arméniens et armée azerbaïdjanaise, et demandé des excuses à Erevan. "Je n'ai qu'une seule condition" pour un cessez-le-feu, a déclaré M. Aliev dans une adresse télévisée à la nation. "Les forces armées (arméniennes, ndlr) doivent quitter nos territoires", a-t-il lancé, en demandant que le Premier ministre arménien Nikol Pachinian "s'excuse devant le peuple azerbaïdjanais". "Qu'il dise 'je vais retirer mes troupes des territoires occupés (...)'. Qu'il dise que le Karabakh, ce n'est pas l'Arménie", a poursuivi le président azerbaïdjanais. Il a "finalement" réclamé que M. Pachinian définisse un "plan précis" de retrait arménien du Nagorny Karabakh. "Dans ce cas, nous allons restaurer le régime du cessez-le-feu", a promis M. Aliev, en insistant que l'Azerbaïdjan était en train de rétablir "la justice historique". Le Nagorny Karabakh, majoritairement peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan à la chute de l'URSS, entraînant une guerre au début des années 1990 qui a fait 30.000 morts. Le front y est quasiment gelé depuis malgré des heurts réguliers. Les deux camps s'accusent de la reprise des hostilités le 27 septembre, une crise parmi les plus graves, sinon la plus grave, depuis le cessez-le-feu de 1994, faisant craindre une guerre ouverte entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. (Belga)