Les bourgmestres de Bourg-Léopold et Houthalen-Helchteren demandent au gouvernement et à la Croix-Rouge d'imposer un lockdown aux centres d'asile de leur commune, rapporte Het Belang van Limburg. "Nous demandons d'en faire provisoirement des centres fermés, parce que nous recevons de nombreux signaux laissant penser que les résidents n'y respectent pas la distanciation sociale", expose la bourgmestre de Bourg-Léopold Marleen Kauffmann (CD&V). "Tout le monde doit être égal devant la loi, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du centre", ajoute son vis-à-vis de Houthalen-Helchteren, Alain Yzermans (sp.a). Une concertation est prévue mercredi entre les deux communes, l'agence fédérale Fedasil et la Croix-Rouge.Lundi, la commune de Coxyde a décidé de placer en lockdown le centre d'asile situé sur son territoire, pour la même raison. La décision a été prise sans concertation avec la Croix-Rouge ni Fedasil. Les bourgmestres de Bourg-Léopold et Houthalen-Helchteren ne veulent pas agir de manière unilatérale mais tirent la sonnette d'alarme. "Nous avons posé la question si des mesures plus strictes allaient être prises. Nous demandons d'en faire temporairement un centre fermé, pour leur propre sécurité et pour celle de nos citoyens. C'est une forme d'auto-protection, mais il y a tout de même 500 personnes là-bas. On peut supposer que le coronavirus est aussi présent", soutient Mme Kauffmann. "Tu ne peux attendre des citoyens qu'ils respectent les règles, si dans le centre, on fait autrement. Ils ont imposé des règles dans le centre mais si elles ne sont pas respectées, il faut une autre méthode", ajoute M. Yzermans. Plus tôt dans la journée, avant cette requête des deux communes limbourgeoises, la Croix-Rouge avait fait savoir qu'elle n'imposerait pas de lockdown dans les centres fermés en Flandre où elle offre un appui logistique. Si des mesures sont décidées lors de la concertation de mercredi, il est probable qu'elles soient élargies aux autres centres du nord du pays. (Belga)