"La réalité est que toutes les tâches ne peuvent pas être effectuées", estime samedi le vice-président du SLFP Police, Vincent Houssin. Il se range ainsi derrière l'avis de dirigeants de la police, qui craignent de voir le travail ordinaire pâtir du renfort des contrôles dans le cadre de la lutte contre le coronavirus."On regarde toujours en direction de la police mais on atteint notre maximum", a prévenu samedi Nico Paelinck, président de la Commission permanente de la police locale, après une réunion du groupe de travail en charge de l'application des mesures. Le syndicat de la police se joint désormais à l'avertissement. "Il manque 3.500 agents. Nous sommes noyés depuis des années. Maintenant, toutes ces tâches vont s'ajouter, et bientôt le Brexit", s'inquiète le syndicaliste. M. Houssin dénonce la politique d'annonce du gouvernement. La réalité est que la police ne peut pas remplir toutes ces tâches, et que le gouvernement devra donc fixer des "priorités", note-t-il. Selon le syndicat, il n'entre pas dans les tâches de la police de contrôler les mesures de quarantaine. D'autres services peuvent s'en charger, selon le syndicat libéral de la police. (Belga)