Le bourgmestre d'Etterbeek Vincent De Wolf a défendu dimanche le renforcement des mesures de lutte contre le coronavirus demandé aux mayeurs de la capitale, face aux critiques de "deux ou trois bourgmestres grognons". "Ne nous lançons pas dans des querelles politiques stériles, il y a un danger à juguler, une urgence à prendre des mesures dès lundi", a-t-il exhorté auprès de Belga. C'est à la demande du ministre de l'Intérieur Pieter De Crem que la haute fonctionnaire Viviane Scholliers a convoqué samedi soir une réunion de la cellule bruxelloise de crise avec les 19 bourgmestres. Il a été décidé à cette occasion que les cafés et les bars (mais pas les restaurants) de la capitale devraient fermer leurs portes dès 23h00 à partir de ce lundi et durant les trois prochaines semaines. Le bourgmestre d'Auderghem, Didier Gosuin (DéFI), s'est plaint ce dimanche sur les plateaux télévisés d'avoir été "instrumentalisé" lors de la réunion de samedi soir, dès lors que le Fédéral lui demande maintenant de "faire le sale boulot" alors que le Conseil national de sécurité semblait avoir annoncé un assouplissement plus tôt dans la semaine. Il estime n'avoir pas reçu toutes les informations. Son collègue d'Ixelles, Christos Doulkeridis (Ecolo), est sur la même longueur d'onde, parlant de "guet-apens". "On ne peut pas réclamer de l'autonomie communale et ne pas prendre ses responsabilités", répond Vincent De Wolf. "Ce n'est pas exact de dire que le Fédéral se décharge sur le local", a-t-il défendu. Il demande de reconnaître que le port du masque généralisé a fait son temps et qu'il est normal de prendre des mesures plus locales, en fonction des rues et places les plus fréquentées. Et dès lors qu'on ne peut intervenir au sein des familles qui sont une source de contaminations, il est compréhensible, dit-il, d'agir de la sorte. (Belga)