Des associations de forains belges, aussi bien flamands que francophones, se sont assemblées pour aller au Conseil d'Etat, où elles espèrent faire suspendre la mesure anti-corona qui limite à 200 personnes maximum les évènements avec public en extérieur, indique dimanche leur avocat, Stijn Verbist. "Si cela échoue, l'année 2020 sera un désastre irréparable que beaucoup d'entre nous ne pourrons pas surmonter; ni financièrement, ni moralement", justifient les forains. "Dans un système démocratique où tout le monde devrait être égal devant la loi, il est difficile pour nous d'accepter que le monde des fêtes foraines soit traité différemment que les parcs d'attractions, les marchés ou les pleines de jeux couvertes". Cet élément avait déjà été mis en avant la semaine dernière, quand des représentants des forains avaient été reçus au cabinet du ministre fédéral des Indépendants, Denis Ducarme (MR), pour expliquer leurs difficultés. En effet, les foires et kermesses, peu importe leur taille, tombent sous la règle d'une fréquentation maximale limitée à 200 personnes, comme pour les évènements avec public en extérieur. En revanche, les parcs d'attractions par exemple ont un maximum de visiteurs qui est lié à leur superficie (un visiteur par 10 m²). Comme ils l'ont dit le 5 août au ministre Ducarme, les forains se sentent floués, alors qu'ils doivent supporter des coûts de fonctionnement importants, comme par exemple les assurances. Les forains peuvent bénéficier du "droit passerelle", mais c'est insuffisant, et ils souhaitent surtout pouvoir reprendre pleinement leur activité. "Auprès de chaque cabinet, nous sommes compris et ils affirment ressentir nos préoccupations, mais le résultat n'est à chaque fois qu'une aimable tape dans le dos", précise dimanche le communiqué. (Belga)