Une quarantaine de clubs de natation ou autres sports de piscine ont rejoint une "lettre ouverte" critiquant le dernier protocole qui vaut côté francophone pour l'utilisation des bassins. La manière dont la fréquentation maximale est calculée est "discriminatoire" par rapport aux règles flamandes, estiment-ils."Nous sommes, aujourd'hui, dans l'obligation de refuser l'accès à la piscine à plus de la moitié de nos membres, de moins de 13 ans, inscrits depuis le début de la saison. Les contraintes du protocole sont telles qu'il est impossible de répondre favorablement à l'objectif de l'arrêté ministériel du 29-01-2021 permettant l'activité, en groupe, des jeunes entre 13 et 18 ans", communique le collectif dimanche. C'est le protocole qui vaut depuis ce mois de février qui pose problème aux clubs signataires. Celui-ci permet de reprendre les entrainements de natation et autres activités de club en piscine pour les enfants de plus de 12 ans (jusqu'à 18 ans), dans l'esprit de ce qui avait été décidé entre Communautés fin janvier. Mais il réduit parallèlement la taille des groupes autorisés pour tous les enfants et jeunes (groupes de 10 maximum, là où c'était 50 précédemment pour les 0-12 ans). Côté francophone, on y a ajouté la règle d'une fréquentation totale des bassins limitée "à 10 m2 de plan d'eau par personne (ou six nageurs maximum par couloir en bassin de 25 m et 10 nageurs maximum par couloir en bassin de 50 m)". La taille réduite de tous les groupes, y compris pour les plus petits (jusqu'à 13 ans), ainsi que cette fréquentation maximale calculée uniquement sur la surface du plan d'eau limitent fortement la possibilité d'accueillir tout le monde, pointe le collectif qui a créé sa page web dédiée "protocole-piscine.be". Au point que la "bouffée d'oxygène" qui était censée se manifester pour les 13-18 ans n'est que théorique, affirme-t-il. Il y a aussi un aspect "discriminatoire", critique le collectif: côté flamand, la fréquentation maximale est calculée sur la surface totale de la salle de piscine, soit le plan d'eau et ses abords, pointe-t-il. "Cette différence d'interprétation entre la Région flamande et la Fédération Wallonie-Bruxelles crée de facto une concurrence déloyale au détriment des clubs et écoles de natation bruxellois et wallons". (Belga)