L'année dernière, plus de 44.000 sociétés et indépendants ont déclaré une nouvelle activité commerciale qui leur a soudainement permis de demander des primes d'aide relatives aux mesures sanitaires anti-coronavirus. De plus, 6.353 "sociétés fantômes", qui n'ont pas exercé d'activité commerciale réelle depuis des années, l'ont aussi fait, rapporte De Tijd samedi.Les entreprises en question ont demandé un nouveau code Nace - qui décrit l'activité d'une entreprise - leur ouvrant ainsi droit à une prime, a découvert le bureau d'information commerciale Graydon. Au total, 69.041 sociétés et entreprises unipersonnelles ont ajouté un nouveau code Nace l'année dernière, dont 44.152 étaient éligibles pour recevoir une prime d'aide qu'ils n'auraient pas reçue sans modification. Il ne s'agit pas nécessairement d'un cas d'abus, mais selon le journal économique, il y a des indications de falsification. Il n'y a pas que des sociétés fantômes. En outre, 1.544 entreprises qui, selon les analyses de Graydon, étaient déjà exposées à un risque élevé de fraude avant la crise, ont reçu un code qui leur donne droit à une prime. Tout comme 3.659 entreprises présentant un risque "accru" de fraude. Des milliers d'autres entreprises qui ont ajouté des codes peuvent l'avoir fait afin de recevoir une prime indûment. Ces entreprises sont principalement situées en Flandre et à Bruxelles. (Belga)