Des milliers d'Argentins ont manifesté lundi à Buenos Aires et dans d'autres villes contre le confinement imposé par le gouvernement pour lutter contre le coronavirus, au moment où l'Argentine connaît une forte hausse des contaminations. Le rassemblement de Buenos Aires, convoqué sur les réseaux sociaux et soutenu par l'opposition au président Alberto Fernandez, a eu lieu après que le gouvernement eut annoncé vendredi la prolongation jusqu'au 30 août des mesures de confinement dans la zone métropolitaine de la capitale, qui concentre 90% des cas enregistrés en Argentine. Aux slogans contre le confinement se mêlaient des revendications contre la réforme judiciaire lancée par les autorités et pour des mesures contre l'insécurité et la corruption. Gustavo Alvarez, un manifestant, a accusé le gouvernement de se servir des mesures de confinement pour contrôler la population. "Ils veulent nous dominer à travers la maladie et le confinement", a-t-il dit à l'AFP. "Il faut que les gens se rebellent". Les manifestants, qui portaient des masques mais ne respectaient pas les distances de sécurité, scandaient "Liberté, liberté!". Le rassemblement de Buenos Aires n'était pas le premier de ce genre, mais c'était le plus important numériquement, et des manifestations similaires ont aussi eu lieu lundi dans les principales villes d'Argentine. Ces protestations interviennent alors que le président Fernandez a lancé lundi dans un discours un appel à l'unité face à la pandémie à tous les Argentins. Selon le dernier bilan, l'Argentine compte 294.556 cas de contamination au coronavirus et 5.750 décès. Le nombre des nouvelles contaminations est supérieur à 5.000 par jour depuis sept jours. Le gouvernement a instauré le 20 mars une quarantaine dans toute l'Argentine, mais l'a assouplie depuis dans une grande partie du territoire. (Belga)