Le vice-président américain Mike Pence, chargé de coordonner la lutte contre le coronavirus aux Etats-Unis, a défendu dimanche la gestion de la crise par le gouvernement face aux critiques et assuré que son pays était "prêt" à affronter l'épidémie. Les Etats-Unis ont annoncé samedi avoir enregistré le premier décès dû au coronavirus sur leur sol, encore très épargné avec une vingtaine de cas de Covid-19 recensés et une cinquantaine de malades rapatriés de l'étranger. "Il y aura plus de cas. Cela ne fait pas de doute", a dit M. Pence à NBC News. Mais "nous allons réunir les meilleurs experts et cerveaux scientifiques et nous allons oeuvrer chaque jour à endiguer cette maladie, à soigner les personnes atteintes. Et je suis très confiant sur le fait que nous sommes prêts, et je sais que nous allons nous en sortir", a-t-il ajouté. "En dehors des zones où des personnes ont été infectées par le coronavirus, les gens doivent comprendre que pour l'Américain moyen, le risque reste faible", a-t-il encore dit. L'homme d'une cinquantaine d'années qui est décédé après avoir contracté le nouveau coronavirus dans l'Etat de Washington se trouvait dans un hôpital vers lequel une maison de retraite où est apparu le virus avait envoyé des patients, selon le ministre américain de la Santé, Alex Azar. "Il y a donc une grande enquête en ce moment dans la maison de retraite, à l'hôpital (...) pour tenter de déterminer où cette maladie a été introduite et comment elle aurait pu se propager", a-t-il dit à Fox News Sunday. Le vice-président Pence a aussi été interrogé sur la lenteur des autorités sanitaires américaines à distribuer des kits de dépistage du coronavirus. "C'est une question très juste. Et c'est l'une des premières affaires que les gouverneurs à qui j'ai parlé ont soulevées avec moi", a dit M. Pence à CNN. D'après lui, plus de 15.000 de ces kits ont été mis sur le marché ce week-end et le gouvernement travaille avec un fournisseur pour en produire 50.000 de plus. La Maison Blanche a demandé au Congrès un financement de 2,5 milliards de dollars pour lutter contre l'épidémie mais l'opposition démocrate estime qu'il faudrait beaucoup plus, réclamant 8,5 milliards de dollars. Donald Trump a fustigé la chef des démocrates au Congrès, Nancy Pelosi, qui selon lui "tente de créer la panique" en demandant une somme si importante "alors qu'il n'y a pas de raison de paniquer". Mme Pelosi avait estimé mercredi matin que le plan Trump était "honteux, maigre (et) anémique" face à l'épidémie. (Belga)