L'Association belge des tours-opérateurs (ABTO) affirme mercredi soir déplorer les déclarations faites par les porte-paroles interfédéraux Covid-19 au cours de leur conférence de presse du matin. Les chiffres présentés ne permettent, selon l'organisation, "pas de dire que le risque de contamination à l'étranger était plus important qu'en Belgique" et l'ABTO regrette "que les voyages et les voyageurs soient placés sous un jour extrêmement défavorable".Selon les chiffres de l'Institut de santé publique Sciensano, 22% des personnes testées positives en août revenaient d'un voyage. Les séjours à l'étranger restent donc un facteur de risque de contamination par le coronavirus, ressortait-il ce matin de la conférence de presse du Centre de crise et du SPF Santé publique. Des chiffres et déclarations à "mettre en perspective et à replacer dans leur contexte", souligne l'ABTO dans un communiqué. En effet, une étude permanente, réalisée par l'ABTO en collaboration avec le bureau d'études GFK, indique que 2.432.365 Belges ont séjourné à l'étranger pendant au moins une nuit au cours des deux dernières semaines de juillet et au mois d'août. "Cela signifie que 21,2 % des Belges ont été à l'étranger au cours de cette période. Ces chiffres ne permettent pas de dire que le risque de contamination à l'étranger était plus important qu'en Belgique", écrit l'organisation. Les membres de l'APTO constatent par ailleurs que "les règles d'hygiène sont souvent mieux appliquées à l'étranger et sur les lieux de vacances, à quelques exceptions près, qu'en Belgique". (Belga)