Le syndicat chrétien ACV Puls, pendant flamand de la CNE, demande aux autorités d'être attentives au personnel des magasins, alors que les secteurs non essentiels sont à nouveau contraints de fermer. "Nous réclamons que la période de chômage temporaire soit assimilée aux périodes travaillées pour le calcul de la prime de fin d'année", déclare Kristel Van Damme, du syndicat.La moitié des membres étaient déjà inquiets de leur situation financière au printemps, indique ACV Puls, craignant que les chiffres ne fassent qu'augmenter. "Les salaires dans le secteur sont très bas", souligne Mme Van Damme. "Le chômage temporaire accentue le problème: 70% d'un salaire, cela devient vite de l'aumône. Ces travailleurs ont eux aussi des factures à payer". "Ne pas assimiler la période de chômage temporaire pour le calcul de la prime de fin d'année impliquerait une perte de 200 à 300 euros nets. Ce n'est pas rien pour les bas salaires", poursuit la syndicaliste. "Et la perte risque de grimper, voire de doubler, en raison du nouveau lockdown", alerte-t-elle. (Belga)