Le gouvernement colombien a annoncé lundi qu'il allait exclure de la campagne de vaccination massive contre le Covid-19 les migrants vénézuéliens en situation irrégulière, soit plus de la moitié des Vénézuéliens présents dans le pays.Le président colombien Ivan Duque a indiqué dans un entretien à la radio locale Blu radio que seuls les Vénézuéliens ayant la nationalité colombienne ou en règle avec les autorités migratoires pourraient bénéficier de cette campagne. Sans cela "ce serait presque un appel à la débandade, à ce que tout le monde passe la frontière pour demander un vaccin", s'est-il justifié. Environ 1,7 million de Vénézuéliens vivent en Colombie, pays frontalier du Venezuela, et 55% d'entre eux sont en situation irrégulière, selon des chiffres des autorités migratoires datant d'octobre. La Colombie, qui n'a plus de relations diplomatiques avec le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro, accueille le plus grand nombre de migrants vénézuéliens ayant fui leur pays depuis 2015 en raison de la profonde crise économique et sociale. Selon l'ONU, environ cinq millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays depuis cette date. Le gouvernement a annoncé le lancement d'une campagne de vaccination à partir de février, après avoir sécurisé l'accès à 40 millions de doses pour une population de 50 millions d'habitants. Parmi les vaccins retenus figurent ceux des laboratoires Pfizer-BioNTech y AstraZeneca. La Colombie est le troisième pays d'Amérique latine en nombre de contaminations au coronavirus (1,5 million) et le quatrième en nombre de décès (40.400). (Belga)