Le Premier ministre français Jean Castex a annoncé jeudi que la France maintenait "jusqu'à nouvel ordre" les tests obligatoires aux frontières avec le Royaume-Uni, afin d'empêcher la propagation d'une variante du Covid-19, après que "deux clusters à risque" ont été détectés dans l'Hexagone."Les mesures de fermeture que l'on avait prises s'achevaient le 6 (janvier) et nous les avons prolongées", a expliqué le chef du gouvernement lors d'une conférence de presse. "Seules certaines catégories de personnes très précises sont autorisées (à traverser la frontière) et elles doivent obligatoirement présenter un test négatif réalisé sur le territoire britannique pour rentrer sur notre terrain", a-t-il précisé. Il s'agit de la prolongation de l'accord entré en vigueur le 23 décembre avec le Royaume-Uni, qui mettait fin à la fermeture de la frontière appliquée par Paris le 20 décembre, qui avait bloqué des milliers de camions de part et d'autre de la frontière, ainsi que des Français et des Britanniques qui souhaitaient passer les fêtes avec leurs proches. "Un test négatif au Covid et au variant anglais est actuellement exigé, contrôlé par les agents de la PAF en Angleterre avant l'accès au port de Douvres et cette mesure d'exception est prolongée" après sa mise en place depuis la semaine de Noël, a commenté Benoît Rochet, le directeur du port de Calais. Le trafic de passagers est "faible depuis le premier confinement", a-t-il ajouté, et le trafic de fret correspond à une reprise du mois de janvier après les stockages du mois de décembre. Le ministère de la Santé a annoncé jeudi que 19 cas de contamination par le variant britannique du coronavirus, plus transmissible, avaient été détectés en France, en Bretagne et en Ile-de-France, soulignant prendre cette "menace" très au sérieux. Trois autres infections par un variant différent, initialement repéré en Afrique du Sud, ont également été découverts. Appelés VOC 202012/01 pour le britannique et 501.V2 pour le sud-africain, ces variants inquiètent la communauté internationale. S'ils ne semblent pas intrinsèquement plus dangereux que le virus classique, ils sont, selon les premières données, beaucoup plus transmissibles, ce qui augmente le risque de saturation des hôpitaux par des malades du Covid-19. (Belga)