Comme beaucoup d'autres sportifs, beaucoup d'adeptes du triple effort ont momentanément dû mettre leur carrière à l'arrêt en raison de la pandémie du coronavirus. Avec la décision jeudi de la PTO, l'organisation regroupant les triathlètes professionnels de moyenne et longue distance, d'anticiper le paiement des primes de fin d'année promises aux 100 premiers athlètes de son classement, Pieter Heemeryck, le Belge le mieux classé se dit rassuré pour les prochains mois. Le fait d'anticiper le paiement des primes constitue une sorte de sécurité financière pour moi", a confié à Belga le Louvaniste, âgé de 30 ans et classé à la 12e place du classement PTO, bon pour une prime de 30.000 dollars, malgré que celui-ci espérait encore bien grimper au classement d'ici la fin de l'année. "C'est vrai que la principale de mes sources de revenus provient des bonus et du 'prize money' en course sur lesquels je ne pourrai plus compter ces prochains mois. J'ai peut-être droit à une aide extérieure des structures existantes en Belgique mais je dois encore me renseigner", exprime Heemeryck, qui se dit attentiste. "Pour l'instant je ne suis pas encore trop mal loti. Je peux rouler à vélo et courir sans souci. Je me suis néanmoins procuré un tapis de course à pied au cas où les mesures deviendraient plus restrictives. Faire du vélo sur 'home-trainer' ne m'a jamais dérangé. Il y a juste la natation qui pose un problème, mais on verra bien ce que l'avenir nous réservera." La création de la PTO fin 2019 et son implication en faveur du triple effort de longue distance est une véritable aubaine pour Heemeryck, qui voit cette organisation défendre les intérêts des triathlètes professionnels. "La PTO prend vraiment les choses en mains. Leur décision de payement anticipé me permettra de passer le cap difficile de ces prochains mois. C'est vraiment rassurant, surtout que nous attendons ces prochains jours la venue de notre deuxième enfant", a ponctué avec optimisme Pieter Heemeryck. . (Belga)