L'organisation de consommateurs Test Achats affirme mardi que les consommateurs et patients peuvent refuser de payer le "supplément Covid" intégré dans leur facture si le prestataire de services ne les a pas informés de la hausse du prix au préalable. Pouvant parfois atteindre jusqu'à 50 euros, ce supplément est aujourd'hui principalement imposé par certains garagistes et dentistes. D'autres professionnels pourraient néanmoins également envisager d'y avoir recours.L'augmentation des coûts liés à la désinfection du matériel utilisé ou à l'accueil limité des clients mène certains prestataires de services à intégrer un "supplément Covid" dans la facture adressée à leurs clients ou patients, indiquait mardi midi la RTBF. "La pratique est autorisée puisqu'un prestataire peut librement fixer ses prix. Elle devient néanmoins illégale et inacceptable lorsque le consommateur n'est pas prévenu au préalable. Dans ce cas, il peut refuser de payer le supplément", réagit Julie Frère, porte-parole de Test Achats, contactée par Belga. De nombreuses plaintes enregistrées par l'organisation proviennent de patients ayant reçu une facture plus élevée à la suite d'une consultation chez le dentiste, ajoute-t-elle. Afin de bénéficier d'une plus grande certitude tarifaire, Test Achats conseille aux patients d'opter pour un dentiste conventionné. Contrairement aux dentistes non conventionnés, celui-ci est tenu de respecter les tarifs convenus et n'est donc pas autorisé à facturer un tel supplément. Si ce supplément est aujourd'hui principalement imposé par certains garagistes et dentistes, les coiffeurs n'excluent pas d'y avoir recours dès la réouverture de leurs salons, indique Thierry Evens, rédacteur en chef de UCM Magazine. "Si un prestataire de services a des surcoûts liés à la gestion du coronavirus, ceux-ci doivent bien être payés par quelqu'un. Il peut décider de répercuter ces coûts sur les clients mais les tarifs doivent alors être clairement annoncés à l'avance. Pour les coiffeurs, il pourrait par exemple s'agir d'un montant de deux euros en plus par prestation." Le dossier est actuellement en cours de traitement par les cabinets des ministres de la Santé et des Consommateurs. "Nous sommes conscients du problème", affirme le SPF Economie. "Nous examinons les possibilités juridiques afin d'évaluer la gestion de la situation parce que nous savons que les coûts peuvent être assez élevés." (Belga)