La crise du Covid-19 a un impact important sur le volontariat, a indiqué vendredi la secrétaire générale de la Plateforme francophone du volontariat (PFV), Emmeline Orban. Depuis mars, 33% des associations ont vu le nombre de leurs bénévoles diminuer de moitié, selon le baromètre des associations 2020 réalisé à l'initiative de la Fondation Roi Baudouin. Mais de nombreuses associations ont également arrêté leurs activités en raison du coronavirus.La Belgique compte près d'un million de volontaires actifs. En moyenne, une personne consacre 190 heures par an à son bénévolat, soit 4 heures par semaine. De manière générale, il y a autant d'hommes que de femmes qui s'engagent et le taux de bénévolat est le plus élevé entre 30 et 49 ans, a détaillé Mme Orban à l'occasion de la Journée internationale des volontaires qui se déroule samedi. Depuis mars, les associations du secteur social (aide aux personnes, services d'écoute téléphonique, distribution de colis alimentaires...) ont mobilisé davantage de bénévoles que celles des autres secteurs. Ce sont surtout les grandes et très grandes associations qui ont perdu des bénévoles. "Pour elles, il est parfois difficile de maintenir le contact avec les volontaires, notamment avec ceux qui ne sont pas à l'aise avec les outils numériques et qui ne peuvent ni répondre aux e-mails, ni assister à une vidéoconférence", a expliqué la secrétaire générale de la PFV. Certaines associations entièrement tenues par des volontaires de plus de 60 ans ont également dû cesser temporairement leurs activités, puisque ces personnes sont considérées comme vulnérables. Concernant les hôpitaux, Mme Orban a rappelé que certains ont été dans l'obligation de se passer de volontaires car ils étaient considérés comme à risques. De nouveaux volontaires ont donc été recrutés et leurs missions adaptées. Ainsi, certains ont cousu des masques et des blouses, faute de pouvoir rendre visite aux patients dans leur chambre. Mais malgré le besoin de volontaires, il n'est pas toujours possible pour certaines associations de former de nouvelles recrues et de leur fournir du matériel de protection, a nuancé la secrétaire générale. "Il y a une forte volonté des gens de s'engager pendant cette période-ci, mais certains n'ont malheureusement pas trouvé de volontariat, puisque peu d'associations ont pu continuer leurs activités. Il y a une grosse offre pour peu de demandes." (Belga)