Le syndicat néerlandais de la police (NPB) estime que les troubles vont se poursuivre pendant "des jours ou des semaines", après les émeutes qui ont suivi les manifestations contre les mesures sanitaires dans le pays dimanche soir. "J'espère que c'était un cas unique, mais j'ai peur que ce soit un signe avant-coureur pour les jours et les semaines à venir", a déclaré le directeur du syndicat, Koen Simmers à Nieuwsuur.Selon M. Simmers, des agents de la police anti-émeute ont été passés à tabac à Eindhoven. La police avait prévu qu'il y aurait des agitations. "Il y avait beaucoup d'informations et c'est pourquoi il y avait tant d'agents à Amsterdam et à Eindhoven", selon le syndicaliste, "Il n'est pas normal d'attaquer des policiers avec des armes mortelles", a-t-il ajouté. L'instauration du couvre-feu ce week-end s'est accompagnée d'émeutes dans de nombreuses villes. À Amsterdam, la police a arrêté au moins 170 personnes dimanche. "Les personnes qui sont descendues sur place viennent de groupes en partie connus, comme des mouvements politiques ou des hooligans, mais il y a aussi des gens très en colère parmi eux", selon le chef de la police d'Amsterdam, Frank Paauw. Le ministre de la Justice et de la Sécurité Ferd Grapperhaus a pour sa part déclaré: "Des images choquantes d'émeutes, de pillages et d'incendies criminels circulent. Cela n'a rien à voir avec une manifestation contre les mesures sanitaires. Il s'agit tout simplement d'un comportement criminel; des personnes qui attaquent délibérément la police, les journalistes et autres travailleurs humanitaires. Les maires et la police ont, à juste titre, agi avec sévérité". (Belga)