Les affaires courantes ne constituent pas un handicap dans la gestion de la crise du coronavirus, qui peut tout à fait être gérée par un tel gouvernement, estime la Première ministre Sophie Wilmès (MR) samedi dans L'Echo. Elle espère toutefois que l'épisode actuel "suffira à réveiller celles et ceux qui n'ont pas encore compris qu'il fallait prendre ses responsabilités et faire des compromis". "Ce serait dramatique que le personnel politique ait besoin d'une crise d'une ampleur telle que celle-là pour se réveiller", ajoute-t-elle. Selon la Première ministre, "nous ne sommes pas handicapés pour la prise de décision (en affaires courantes, NDLR), même si on préfère toujours agir avec une majorité parlementaire". "Si nous n'avions pas pris ces décisions jeudi soir, la situation pouvait évoluer de façon bien pire. Tant au niveau sanitaire qu'économique", insiste-t-elle. "On sait qu'en cas de pandémie longue, on pourrait voir la croissance mondiale diminuer de moitié et la croissance belge perdre 0,3 à 0,4%. Ce n'est pas rien. Si on ne prend pas ce paquet de mesures sanitaires aujourd'hui, l'impact négatif sur l'économie sera beaucoup plus important que l'impact direct de ces mesures", appuie-t-elle dans La Libre Belgique et La Dernière Heure. "Ces mesures (sanitaires, NDLR) seront-elles suffisantes ? Je pense que oui", ajoute-t-elle. "La communauté scientifique les salue. Et s'il y a sur les réseaux sociaux des voix dissonantes, cela fait partie de la démocratie." En parlant de voix dissonante, la Première ministre dit ne pas très bien savoir ce que Bart De Wever demande. Le président de la N-VA et bourgmestre d'Anvers s'était opposé aux recommandations du fédéral de lundi, notamment celle d'interdire les rassemblements à l'intérieur de plus de 1.000 personnes, et réclame le déclenchement du plan catrastrophe national. "Il dit que nos mesures sont trop fortes par rapport à son économie locale et le lendemain, il demande l'inverse. Notre objectif, c'est de régler la crise du coronavirus. Moins de s'occuper de positionnements qui ont l'air politiciens", rétorque-t-elle dans L'Echo. (Belga)