La Fédération nationale des infirmièr(e)s de Belgique (FNIB) plaide dimanche soir, dans une carte blanche, pour une adhésion forte de la population à la vaccination. Cela permettrait de réduire la pression sur le système de santé et de garantir une prise en charge qualitative de tous les patients, avance-t-elle. L'organisation souhaite également une réforme structurelle de la profession, accompagnée de moyens et d'une reconnaissance, afin d'en préserver l'attractivité."Certains diront que l'année a été caractérisée par de belles avancées comme le Fonds des blouses blanches, la signature des accords sociaux, l'octroi d'une prime d'encouragement et la promesse de reconnaître la profession comme métier pénible. Nous ne pouvons le nier mais ne soyons pas dupes. Si le Fonds des blouses blanches et l'octroi d'une prime 'exceptionnelle' se sont concrétisés, nous ne sommes pas concertés entre autres pour le système de classification de fonction, et la promesse de reconnaissance de la pénibilité semble s'être envolée de la note politique du nouveau gouvernement", s'inquiètent Adrien Dufour et Alda Dalla Valle, respectivement président et vice-présidente de la fédération. Parmi ses voeux pour la nouvelle année, la FNIB demande dès lors "une réforme structurelle de la profession avec une réelle différenciation de fonctions garantissant un encadrement de qualité". Elle souhaite également une reconnaissance du métier d'infirmier "à sa juste valeur, en ce compris scientifique, en l'intégrant comme réel acteur et décideur incontournable dans les organes qui la concernent". La fédération préconise en outre d'avoir "des moyens pour une pratique de qualité, une qualité de vie au travail et un équilibre vie privée/vie professionnelle garantissant à la fois une attractivité et une fidélisation à la profession". Enfin, l'organisation souhaite avoir une position claire des autorités quant à la reconnaissance de la pénibilité du métier d'infirmier. (Belga)