Les ministres fédéraux Maggie De Block et Philippe De Backer ont visité mardi, à Hoogstraaten, en province d'Anvers, un des endroits où sera entreposé le matériel médical de protection face à la pandémie de coronavirus. Y sont entreposés 118 millions de masques chirurgicaux et 27 millions de masques FFP2 et KN-95. Selon M. De Backer, la Belgique est prête à fournir une aide de première ligne si le besoin s'en fait sentir. Ce stock sera réparti dans différents endroits et comptera au total 160 millions de masques chirurgicaux, 5,7 millions de masques FFP2 et 45 millions de masque KN-95, ces deux derniers types offrant une protection à l'entourage et au porteur. Ce résultat est le fruit du travail mené par l'administration, des entreprises et la task force en charge du matériel médical, avec l'aide de la Défense, a souligné M. De Backer. "Le plus important, c'est que nous pouvons offrir la confiance aux gens qui sont en première ligne, que nous sommes prêts et que nous pourrons leur livrer le matériel de protection si nécessaire", a-t-il ajouté. Le SPF Santé a mis sur pied un stock tournant. "De cette manière, nous conservons le matériel de protection sur le terrain. La seule chose qu'il faut faire, c'est maintenir l'approvisionnement à niveau: chaque fois que des masques sont utilisés, il faut réapprovisionner", a expliqué Mme De Block. Ce système permet d'éviter de louer des entrepôts gigantesques et de détruire du matériel qui serait périmé. La ministre a été au centre d'une vive polémique lorsqu'il est apparu, au début de l'épidémie en Belgique, qu'un stock important de matériel de protection entreposé à Namur avait été détruit. Le sujet devrait d'ailleurs revenir dans les semaines qui viennent à l'ordre du jour de la commission parlementaire spéciale Covid. (Belga)