Paris et les trois départements de la petite couronne vont être placés en zone d'alerte maximale en raison de la circulation accrue de l'épidémie de coronavirus, et de nouvelles restrictions seront annoncées lundi, a indiqué le cabinet du Premier ministre français Jean Castex à l'AFP dimanche.Ces "mesures contraignantes", qui dureront 15 jours, seront détaillées lors d'une conférence de presse à 11h30 par la maire de Paris Anne Hidalgo et entreront en vigueur mardi, a précisé Matignon. Elles pourraient notamment entraîner la fermeture des cafés. Les restaurants en revanche pourront rester ouverts, à Paris mais aussi partout en France, y compris à Aix-Marseille où ils avaient dû baisser le rideau il y a une semaine. Le gouvernement suit en effet l'avis du Haut Conseil de Santé Publique qui a validé dimanche le protocole sanitaire renforcé proposé par les professionnels du secteur et qui sera applicable dans les zones d'alerte maximale ainsi que dans les zones d'alerte renforcée. Les salles de classe ou amphithéatres des universités ne pourront en outre être remplis qu'à 50% de leur capacité au maximum en zones d'alerte renforcée et maximale, a annoncé dimanche Matignon, en précisant que cette mesure s'appliquait à partir de mardi. Par ailleurs, et toujours pour faire face à un regain de circulation du Covid-19, le télétravail est "plus que jamais" privilégié dans ces mêmes zones, a rappelé le gouvernement. Cette batterie de nouvelles mesures répond à une dégradation de la situation sanitaire dans la capitale. Paris "a franchi, depuis plusieurs jours, les trois seuils qui correspondent à la zone d'alerte maximale et cette tendance s'est confirmée pendant le week-end", a rappelé Matignon. Le taux d'incidence dépassait ainsi toujours la barre des 250 pour 100.000 habitants à Paris et le seuil critique des 100 chez les plus de 65 ans. Quant au taux d'occupation des lits en réanimation pour les patients atteints de Covid-19, il s'élevait lui aussi au-dessus du seuil d'alerte maximale de 30% en Ile-de-France, selon les chiffres de l'Agence régionale de santé (ARS). "Les chiffres sont là, ils pèsent lourd", a commenté Aurélien Rousseau, directeur général de l'ARS d'Île-de-France, dimanche. La maire de Paris Anne Hidalgo, qui s'est entretenu tout au long de la journée avec le Premier ministre Jean Castex, a reconnu que la situation sanitaire était "très grave" dans la capitale. (Belga)