L'hôpital Jessa de Hasselt a commencé le séquençage du génome du SRAS-CoV-2 chez des patients infectés dans le cadre de la lutte contre les variantes du virus. L'hôpital limbourgeois peut examiner les mutations à une échelle beaucoup plus grande - 2 000 échantillons par semaine - et dans les 3 à 4 jours suivant la détection d'une contamination. Le Rega Instituut, l'UZ Gent, l'UZA et le CHU de Liège peuvent actuellement examiner 1.000 échantillons par semaine pour trouver des variantes.Au cours de la semaine du 7 janvier au 13 janvier, 3.454 tests PCR ont été effectués au sein du laboratoire de l'hôpital Jessa. Sur les 109 échantillons positifs, 24 ont été séquencés permettant ainsi de montrer quelles mutations sont présentes et s'il s'agit d'une variante connue. La variante britannique a été détecté dans l'un des 24 échantillons étudiés. L'hôpital limbourgeois utilise pour se faire un équipement employé dans la recherche sur le cancer - le séquençage nouvelle génération (NGS) - qu'il a transformé pour détecter les mutations du coronavirus et ce en 3 à 4 jours au lieu des 10 jours habituellement nécessaires, selon l'hôpital. A côté du réseau existant autour de l'hôpital limbourgeois, il existe neuf autres réseaux de NGS reconnus pour la recherche sur le cancer en Belgique qui peuvent faire de même. L'hôpital espère être en mesure d'intégrer cette initiative dans un projet national soutenu par le gouvernement. À l'heure actuelle, il n'y a pas de financement pour la recherche et le séquençage se fera aux frais de l'hôpital. (Belga)