L'autorisation d'événements de 50 personnes maximum à l'extérieur en avril et la date du 1er mai avancée pour une possible réouverture des lieux culturels couverts, annoncées vendredi par les autorités, sont des décisions "extrêmement décevantes", a réagi la directrice du Réseau des professionnels en centre culturel (Astrac), Liesbeth Vandersteene. La relance des centres culturels est "une urgence pour la société", estime-t-elle."Nous espérions reprendre des événements de petits formats avec des protocoles clairs et sûrs, car les centres culturels sont des outils de proximité, qui permettent à la population de se sentir mieux en cette période" de crise sanitaire et de restrictions liées à la pandémie de coronavirus. Les décisions prises vendredi par le comité de concertation - qui réunit les gouvernements fédéral, des Communautés et des Régions - "s'inscrivent dans une politique d'extrême prudence mais on se demande si (les dirigeants politiques) sont encore connectés à la vie réelle des gens", s'interroge Liesbeth Vandersteene. "La partie de la population qui adhère encore aux mesures devient minoritaire, menant à une situation explosive", estime-t-elle. "Financièrement, les centres culturels sont relativement protégés grâce aux subventions dont ils bénéficient mais, pour le bien-être de la société, il est urgent de les rouvrir", conclut Mme Vandersteene. (Belga)