Le ministre équatorien de la Santé, Juan Carlos Zevallos, fait l'objet d'une enquête pour trafic d'influence suite à la vaccination contre le covid de plusieurs de ses proches, avec les premières doses importées par le gouvernement, a annoncé vendredi le parquet général."Sur la base de plusieurs dénonciations, le parquet équatorien a ouvert une enquête contre le ministre de la Santé, Juan Carlos Z., pour trafic d'influence présumé dans le processus de distribution des vaccins contre le covid-19", a indiqué cette entité sur Twitter. Selon la même source, plusieurs dénonciations ont été présentées après qu'il ait été révélé que des membres de la famille du ministre, dont sa mère qui se trouve actuellement dans le service gériatrique d'une clinique privée, ont été vaccinés par l'équipe sanitaire d'un hôpital public. Un premier lot de 8.000 doses du vaccin Pfizer/BioNTech est arrivé la semaine dernière en Équateur pour vacciner en priorité le personnel médical et les personnes âgées vivant en maison de retraite. M. Zevallos, 62 ans, qui a également été vacciné, a admis que sa mère, âgée de 87 ans, et "plusieurs" de ses proches avaient reçu une première injection, suscitant des critiques, y compris du personnel médical. Il a argué que ces doses ne faisaient pas partie du lot assigné à l'hôpital public de l'équipe qui les leur a administrées. "Dans le cadre de mes activités, j'ai visité l'hôpital de Los Valles (privé), où notre équipe était en train de vacciner selon le programme prévu. Je l'ai fait en ma qualité de ministre de la Santé, de médecin, de fils. Je regrette infiniment que ma présence ait été perçue de manière négative", avait-il déclaré mercredi. L'Équateur, peuplé de 17,4 millions d'habitants, compte 246.000 cas confirmés de coronavirus (1.414 pour 100.000 personnes), dont 14.766 en sont morts. Le gouvernement a acquis environ 2,1 millions de doses Pfizer/BioNTech, dont 86.000 doivent être livrées progressivement pour la première phase de vaccination. Le reste devrait arriver à partir de mars pour initier la phase de vaccination massive, avec 16 millions de doses des vaccins AstraZeneca et Covaxx, ainsi que des doses acquises via le dispositif Covax de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en faveur des pays les plus pauvres. (Belga)