Le nombre de cas déclarés de coronavirus à bord d'un paquebot maintenu en quarantaine au large du Japon a doublé jeudi, à 20, ont indiqué les médias japonais, citant les autorités sanitaires. Les médecins ont testé 273 personnes parmi les 3.700 personnes à bord, après que la maladie eut été détectée chez un homme qui était descendu de ce même paquebot à Hong Kong en janvier. Le Diamond Princess, qui avait jeté l'ancre au large de Yokohama lundi soir, a eu le droit jeudi de venir à quai se ravitailler et débarquer ses passagers malades. L'opération a donné lieu à de fortes mesures de précaution, les responsables accueillant ces patients vêtus de combinaisons les protégeant entièrement, masque sur la bouche et casque compris. Des passagers, informés qu'ils devraient peut-être rester à bord 14 jours même si leur test s'est révélé négatif, se sont montrés à leur balcon, certains saluant les caméras, tandis que d'autres prenaient des photos. Interrogés par les médias, plusieurs ont décrit une certaine confusion à bord, et un fort ennui, car ils sont confinés dans leur cabine pour éviter de croiser des malades. Hormis ces 20 cas sur le paquebot, le Japon en a enregistré 25, dont la grande majorité ont touché des personnes passées par Wuhan, la ville chinoise d'où est partie l'épidémie. Le Japon a évacué plus de 500 ressortissants de Wuhan, opération après laquelle le gouvernement a été critiqué pour son approche jugée trop laxiste de la quarantaine. Il y a eu des cas apparents de transmission du virus sur le territoire japonais, comme ceux d'un guide touristique et d'un chauffeur de bus qui avaient escorté des personnes venues de Wuhan, et qui eux-mêmes ne s'étaient pas rendus en Chine ces derniers mois. Le bilan en Chine continentale a grimpé jeudi à 563 morts, pour plus de 28.000 cas. (Belga)