Le ministre en charge des Bâtiments scolaires en Fédération Wallonie-Bruxelles a confirmé lundi qu'il comptait revoir la clé de répartition de la manne européenne destinée à financer les efforts de rénovation des bâtiments scolaires.Alors que les concertations vont toujours bon train, Frédéric Daerden a assuré lundi devant le Parlement que "la clé (de répartition entre les différents réseaux, ndlr) sera différente à l'arrivée". "Dans la note que je finalise, si la référence restera budgétaire, les éléments composant le calcul (de la clé) seront nuancés", a-t-il indiqué en réponse à des questions des députés Véronica Cremasco et Kalvin Soiresse, tous deux Ecolo. Plusieurs "options d'ajustement" seront ainsi proposées au gouvernement, soit ce jeudi déjà, soit le suivant, a-t-il précisé. Dans le cadre du plan de relance européen post-covid, la Fédération Wallonie-Bruxelles va recevoir quelque 230 millions d'euros de l'Europe pour assurer la rénovation (énergétique) de ses écoles. Le gouvernement de la FWB s'était dans un premier temps accordé pour allouer un peu plus de 58,5% de cette manne à Wallonie-Bruxelles Enseignement (WBE), l'ancien réseau officiel de la Communauté française, le solde étant partagé entre tous les autres réseaux (communal, provincial et libre). Ce choix a toutefois suscité une levée de boucliers auprès du secrétariat général de l'enseignement catholique (SeGEC), lequel dit ne pas comprendre que WBE, qui scolarise 15% seulement des élèves de Wallonie et de Bruxelles, puisse ainsi capter à lui seul plus de la moitié du financement européen. Face à cette bronca aux relents de guerre scolaire, M. Daerden avait entamé il y a deux semaines une marche-arrière, précisant que la clé décidée n'était en fin de compte "qu'indicative". Il a depuis lors entamé une série de consultations avec les différents réseaux d'enseignement pour tenter de trouver un compromis. Lundi, devant les députés, le Liégeois a toutefois rappelé qu'il convenait de rapidement s'entendre sur ce dossier, l'Europe ayant fixé des délais rapprochés pour introduire les dossiers de demandes de subsides. "Si avec toutes ces discussions on est trop tard et qu'on a zéro, chacun s'en voudra à la dimension de ses interventions...", a-t-il averti. (Belga)