La liste des types de faits pouvant faire l'objet d'une déclaration à distance a provisoirement été étendue, annonce vendredi la police fédérale. Le but est d'éviter à la population de devoir se déplacer au commissariat dans cette période marquée par le coronavirus. Le Collège des procureurs généraux a marqué son accord pour élargir temporairement les possibilités de déposer plainte en ligne via 'Police on web' (https://www.police.be/fr/e-loket). Il s'agit cependant de déclarations non urgentes, c'est-à-dire, des cas qui ne nécessitent pas une intervention policière immédiate. Pour obtenir immédiatement de l'aide, le citoyen doit par contre toujours s'adresser au 101 ou au 112. Les citoyens pouvaient déjà signaler un vol de vélo (ou de vélomoteur), du vandalisme, des graffitis, des dégradations, un vol à l'étalage, déclarer une caméra ou un système d'alarme, ou demander une surveillance policière pendant les vacances ou en cas d'absence. S'y ajoutent désormais, mais temporairement donc, les faits non urgents suivants: coups et blessures, menaces, harcèlement, vol sans violence, escroquerie (y compris via internet) et perte d'objets ou de documents (y compris la carte d'identité, les documents de bord, etc.). "À l'heure où nos policiers sont en première ligne dans la lutte contre le Covid-19, cette application nous permet en outre de mobiliser nos hommes et nos femmes encore plus efficacement sur le terrain plutôt qu'au bureau de police", commente le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Pieter De Crem. "S'attaquer à un délit commence en le signalant. Cette transformation numérique rend la police encore plus accessible aux citoyens et s'inscrit parfaitement dans la numérisation de la perception des amendes pénales", ajoute son collègue de la Justice Koen Geens. (Belga)